L'Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ) tient à exprimer sa grande satisfaction à la suite de l’annonce faite aujourd’hui par la ministre des Affaires municipales et des Régions, madame Nathalie Normandeau, du retrait du projet de loi no.22 de la mesure permettant à la Ville de Montréal d’imposer une taxe spéciale sur les billets de spectacles de chanson et de variétés dans les salles de Montréal ainsi qu’une taxe spéciale sur les restaurants montréalais.
« Nous nous réjouissons que les représentations faites par l’ADISQ lors de la commission parlementaire convoquée par le gouvernement du Québec en novembre 2007 aient été entendues par la ministre Nathalie Normandeau », déclare le président de l’ADISQ, monsieur Claude Larivée. Il ajoute que: « le retour de la taxe d’amusement aurait eu un effet dévastateur sur l’industrie du spectacle montréalais ».
L’ADISQ remercie également le maire de Montréal, monsieur Gérald Tremblay, qui est d’accord avec ce retrait dans le projet de loi 22 démontrant à l'évidence que le maire de Montréal priorise le développement de la culture et reconnaît que le retour de la taxe d’amusement aurait sérieusement mis en danger le fragile écosystème que constitue l’industrie montréalaise du spectacle.
Par contre, selon les informations obtenues par l’ADISQ, il semble que le projet de loi 22, Loi modifiant diverses dispositions législatives concernant l’agglomération de Montréal, permettrait toujours à la Ville de Montréal d’imposer une taxe sur les stationnements commerciaux.
L’ADISQ tient à exprimer son inquiétude face à cette éventualité et souhaite qu’une large consultation soit effectuée par la ville de Montréal avant qu’une telle mesure soit mise en place. Cette consultation permettra à l’ADISQ de démontrer que ce nouveau pouvoir de taxation sur les stationnements commerciaux aurait des conséquences désastreuses pour l’industrie du spectacle de variétés.
« L’intervention des différents pouvoirs publics doit être cohérente afin que Montréal puisse être reconnue comme une « véritable » métropole culturelle, tel que le prévoit l’entente signée aujourd’hui entre la Ville de Montréal et le gouvernement du Québec », déclare la vice-présidente aux affaires publiques et directrice générale, madame Solange Drouin.
Rappelons que lors de la commission parlementaire tenue en novembre 2007, l’ADISQ demandait le retrait du projet de loi 22 des deux mesures pouvant avoir un effet défavorable sur la fréquentation des spectacles à Montréal : le pouvoir de taxation sur les divertissements et le pouvoir de taxation sur les stationnements.
« Lors de cette commission parlementaire, l’ADISQ a souligné à grands traits que dans l’économie générale du spectacle, au Québec, Montréal joue un double rôle. D’une part, elle constitue une masse critique qui génère à elle seule une nette majorité des revenus de billetterie et permet la production de spectacles qui circuleront ensuite dans l’ensemble du Québec. D’autre part, elle constitue une rampe de lancement pour les artistes de la relève qui vont y chercher une notoriété qui leur permettra ensuite de faire carrière », soutient madame Solange Drouin.
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Source : ADISQ
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