Groupe d'étude sur les politiques en matière de concurrence /
Un rapport qui fait fi des enjeux culturels
de la radiodiffusion
Le récent rapport du Groupe d’étude sur les politiques en matière de concurrence, mandaté par Industrie Canada, ouvre la porte au contrôle étranger dans plusieurs secteurs clés de l’économie canadienne, dont la radiodiffusion. Toute la question des contenus en radio et télévision, qui sont des biens culturels reflétant notre identité, est évacuée dans l’analyse sommaire et réductrice de ce rapport. Cinq associations québécoises des secteurs de la musique et de l’audiovisuel exhortent le gouvernement fédéral à rejeter les recommandations touchant le secteur des télécommunications et de la radiodiffusion et à garantir le maintien de la propriété canadienne de ces entreprises. Notre culture et notre identité ne sont pas à vendre !
Dans son rapport, le Groupe traite de la radiodiffusion comme une simple composante des télécommunications, au même titre que la téléphonie cellulaire, sans tenir compte des contenus diffusés et des enjeux culturels et économiques en cause. Sans prendre la peine d’analyser les raisons qui justifient le statut spécifique attribué, ici comme ailleurs, à l’industrie de la radiodiffusion, le Groupe se limite à appliquer mécaniquement à ce secteur le credo de l’investissement étranger à tout prix.
Le Groupe de travail aurait dû, au strict minimum, justifier comment l’accroissement de la propriété étrangère pourrait améliorer la compétitivité de l’industrie de la radiodiffusion. Or, le rapport ne présente aucun argumentaire qui contredise la démonstration faite par plusieurs organismes lors du processus de consultation publique : les données présentées par les milieux culturels et par l’Association canadienne de radiodiffusion témoignent de la vitalité de la production musicale et audiovisuelle et démontre que le milieu actuel de la radiodiffusion est déjà plus compétitif qu’il ne l’a jamais été.
D’autre part, le Groupe recommande plus de clarté et de transparence dans l’application de la Loi sur les investissements aux entreprises culturelles, une mesure positive pour le secteur culturel dans son ensemble et pour celui de la radiodiffusion en particulier.
Les cinq associations qui réagissent à ce rapport sont l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ), l’Association des producteurs de films et de télévision du Québec (APFTQ), l’Alliance québécoise des techniciens de l’Image et du Son (AQTIS), l’Association des réalisateurs et réalisatrices du Québec (ARRQ), et la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma (SARTEC).
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Sources :
Solange Drouin, ADISQ 514-842-5147
Céline Pelletier, APFTQ 514-397-8600
Brunhilde Pradier, AQTIS 514-844-2113
Lise Lachapelle, ARRQ 514-842-7373
Manon Gagnon, SARTEC 514 214-0124